Qualité de l'air intérieur - Prévenir les problèmes de santé reliés à l'environnement

Moisissures

Humidité excessive et moisissures dans les résidences

1- Problématique

L'humidité dans une résidence est déterminée par l'humidité et la température extérieures ainsi que par des sources intérieures comme le métabolisme des personnes et des animaux et les activités comme le bain, la cuisson, le lavage et le séchage1 . Une humidité excessive est souvent liée à une ventilation insuffisante, favorisée par l'isolation accrue des maison moderne.

Les signes suivants peuvent indiquer qu'une maison présente un problème d'humidité et conséquemment, un certain degré d'insalubrité, surtout si des occupants éprouvent des symptômes persistants et reliés à l'occupation du logement2 :

2. Effets sur la santé

Selon le Comité consultatif fédéral-provincial de l'hygiène du milieu et du travail1 , plusieurs espèces de bactéries et de virus survivent mieux à des taux d'humidité faibles ou élevés plutôt qu'à des taux intermédiaires. Des taux d'humidité supérieurs à 50% peuvent augmenter les populations de moisissures, de champignons et d'acariens qui sont responsables d'allergies.

Selon un rapport du Groupe de travail sur les champignons dans l'air des maisons de Santé Canada5, et deux études canadiennes récentes3,4 , l'humidité élevée et la présence de champignons (moisissures) et leurs toxines, peuvent entraîner les problèmes de santé suivants chez les humains :

Ces effets toxiques sont dus à diverses substances produites par les champignons : les propagules ou spores servant à la reproduction du champignon, les mycotoxines ou substances chimiques associées aux spores et les substances chimiques volatiles ou vapeurs détectées à leur odeur caractéristique de moisi. Les risques à la santé sont également reliés à la présence d'autres microorganismes qui vivent et se multiplient très facilement en milieu humide tels les bactéries ainsi que les acariens (très petits animaux à peine visibles à l'oeil nu de la classe des arachnides).

Les deux études canadiennes3,4 concluent donc que l'exposition à l'humidité et aux moisissures dans les résidences constitue un facteur de risque important dans les maladies respiratoires au Canada, d'autant plus que 38% des résidences étudiées présentaient des signes d'humidité et de moisissures.

3. Conduite à tenir

Références

  1. Santé Canada (1989). Directives d'exposition concernant la qualité de l'air des résidences - Rapport du Comité consultatif fédéral-provincial de l'hygiène du milieu et du travail. p. 14
  2. Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) (1993). Élimination de la moisissure dans les maisons. P. 6
  3. Dales R.E., Burnett R., Zwaneneburg H. (1991). Adverse health effects among adults exposed to home dampness and molds. American reveiw of respiratory disease, 143 : 505-509
  4. Dales R.E., Zwaneneburg H., et al. (1991). Respiratory health effects of home dampness and molds among canadian children, American journal of epidemiology 134 (2) : 196-203
  5. Tobin R.S. et al. (1987). Signification de la présence de champignons dans l'air intérieur des édifices - Rapport d'un groupe de travail. Préparé par Santé Canada Groupe de travail sur les champignons dans l'air des maisons. Revue canadienne de santé publique, 78: S15-S32
  6. Roy R. (1993). Qualité de l'air intérieur en milieu résidentiel - Guide pratique. Centre de santé publique de Québec, 55 p.

Source : Fiche d'information #1 - ENVIRODOQ : EN969965, SANTÉCOM : P10729, Rédaction : Reine Roy


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